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Manifestation des photographes à Perpignan

Suite à notre appel Sauvons la Photographie et aux manifestations arlésiennes, nous avons poursuivi notre mobilisation chaque jour à Visa pour l’Image, Festival international du photojournalisme. 

 

  

 

Jusqu'à très tard dans la soirée, nous nous sommes rassemblés après les projections quotidiennes au Campo Santo pour expliquer nos préoccupations et en discuter avec le public du festival.

 

   

Ici, un rassemblement mardi 1er septembre pour un freeze place du Castillet vers 23:30. Un coup de chapeau en particulier au patron du Café de la Poste qui gardait chaque nuit dans un local fermé tout notre matériel : gilets, pancartes, tracts, mégaphone, etc.  Le soutien que nous avons reçu de la population en général est à saluer car il est révélateur du profond malaise dont souffrent de nombreuses professions mais aussi de la fraternelle solidarité qui nous rassemble. Celle-ci  ne peut qu'être bénéfique à nous tous. Le vendredi soir, nous avons diffusé plus de mille tracts. Aucun n’a été jeté à terre.

 

Nous avons loué une bouteille d'hélium, acheté plus de 200 ballons rouges et jaunes aux couleurs de la ville de Perpignan qui nous accueillait. Les couleurs exactes sont sang et or, mais on n'en a pas trouvé.... Jean-Paul Senez et sa compagne Marie-Hélène s’activent car le temps nous est compté et les ballons, si l’on est maladroit, nous éclatent dans les mains !

 

De nombreux photographes nous ont apporté leur soutien en mettant la main à la pâte comme ici notre ami Olivier Föllmi en train d'attacher patiemment des ficelles par dizaines aux ballons.

 

Toutes les salles du Couvent des Minimes étaient pleines. Impossible donc d'y préparer notre manifestation. Joëlle Proust et les architectes de l'Atelier d'Urbanisme nous ont ouvert leurs portes, malgré la présence d'une exposition, et prêté leurs locaux qui sont devenus notre quartier général.

 

Nos partenaires présents sur place nous ont encouragés chaleureusement à poursuivre la mobilisation. Certains n'ont pas hésité à passer du soutien à la participation active (et souriante !)  comme ici Denis-Pierre Guidot, Responsable du Développement de Marché Photo et Vidéo Numérique chez Adobe.

 

 

 

 

 

Joyeuse ambiance malgré l'urgence ! Il faut absolument être prêts pour l'arrivée du ministre même si nous avons une excellente équipe d'informateurs... Les photographes et journalistes ont beaucoup d'amis un peu partout, et c'est très pratique ! Ici, parmi nos fidèles soutiens, Jean-Pierre Laffont, fondateur de Sygma et Gamma USA, enlace amicalement Marina Masson, une des enseignantes de la région qui nous ont filé un sacré coup de main grâce à leur connaissance du terrain.

 

Le succès de nos manifestations tient aussi à la joie de vivre qui anime les participants. Nous cultivons avec plaisir la convivialité plutôt que la hargne. La sympathie que nous recueillons est la meilleure garante de nos réussites à venir. Charlène Guidot avec sa formidable bonne humeur a été l'une de nos meilleures ambassadrices.

 

Xavier Zimbardo, avec à ses côtés Jean-Pierre Laffont résolu, ne lâche pas le mégaphone. Pendant plus de trois quarts d'heure avant l'arrivée du ministre, nous reprenons nos slogans et nos explications aux visiteurs des expositions : « Chaque photo a un auteur ! Respectez notre signature ! », « Nos photos, c'est votre histoire ! Et la mémoire, c'est la liberté. Protégeons le droit d'informer ! », « États Généraux de la Photographie ! »

 

Impossible de nous manquer avec nos gilets jaunes et nos ballons multicolores ! Nous misons sur ce qui fait notre force et que nous connaissons bien : les images et le visuel, pour faire passer notre message. Si les paysans peuvent déverser du purin devant les préfectures, les ouvriers occuper les usines, les routiers bloquer les routes, les étudiants manifester en masse, nous commençons aussi à trouver notre force et notre propre manière d'agir. À suivre...

 

Un cordon de police nous maintenait à distance de l'entrée du Couvent des Minimes. Mais grâce à nos ballons, on pouvait nous voir de loin ! Les télés ne s'y sont pas trompées, ni les radios : les journalistes se sont pressés autour de nous même si, hélas, il semble que peu de médias aient retransmis. Mais faut-il en être surpris ? Nous avons même été interviewés par des journalistes de l'agence de presse XINHUA (Chine Nouvelle) à propos de l’avenir de la liberté d'information en France... Très fort nos confrères orientaux, ou plutôt en l'occurrence nos consœurs ! Le ministre lui non plus ne s'y est pas trompé : il a passé le cordon de police, a marché droit vers nous et nous a serré la main avant d'entamer une discussion avec nous devant caméras et micros.

 

 

Xavier Zimbardo déclare à Frédéric Mitterrand que, même si nous avons reçu des assurances du ministère de la culture après nos manifestations à Arles, et si celles-ci ont suscité un certain espoir, nous ne saurions nous satisfaire de promesses de rencontres. Trop de soi-disant hauts personnages promettent et malheureusement ne tiennent pas leurs paroles. Nous avons plutôt un a priori favorable vis-à-vis de Frédéric Mitterrand qui connaît bien la photographie, l'art en général, et est lui-même un créateur respecté. Mais nous poursuivrons notre mobilisation jusqu'à ce que de réelles avancées aient été obtenues sur les points critiques que nous avons soulevés dans notre appel pour sauver la photographie.

 

 

Frédéric Mitterrand, avec à ses côtés Jean-François Leroy, et un certain nombre d'hommes en noir, nous fait une longue déclaration devant l'ensemble des journalistes et des manifestants. Il nous assure de sa totale compréhension et de sa plus vive sympathie, et qu'il mettra tout en œuvre pour résoudre point par point tout ce qui a légitimement suscité notre indignation. Au premier rang desquels la question du D.R., mais également toutes les questions liées au non-respect du code de la propriété intellectuelle, aux photos libres de droit, etc. Il promet que tout sera abordé et ceci avec le plus grand sérieux dans les meilleurs délais. Nous lançons alors une ovation et lâchons nos ballons rouges et jaunes vers l’azur infini... En espérant que là-haut, quelque part dans le Ciel, on ait bien entendu ce qu'a dit le ministre sur Terre ... Et que l'on veille tous ensemble au respect de la parole donnée !

 

REMERCIEMENTS :

Merci enfin et bien sûr à Jean-François Leroy, à Jean-Paul Griolet et à toute l’équipe de Visa pour l’Image qui ont appelé à nos manifestations jusque sur la scène du Campo Santo, à la Régie avec Arnaud Félici pour leur accueil, à Sylvie Grumbach et à l’équipe du Deuxième Bureau, à tous les anonymes de divers services qui nous ont demandé la discrétion (ils et elles se reconnaîtront…), à Claire et Micheline les vigilantes gardiennes de l’Atelier d’Urbanisme, à Gilles pour ses bras solides, à nos militants et sympathisants qui ont donné la main et participé avec persévérance. Sans elles, sans eux, nous ne saurions progresser. Un grand bravo donc et surtout un grand MERCI !!!

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


Catégorie : Brèves / Informations | Date de publication : 11/09/2009


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