Actualités de l’ UPP Aquitaine Charente

Lettre du 12 fvrier 2009

 


Nouveau site de l’ UPC :

Le nouveau site de l’ UPC www.upp-auteurs.fr est opérationnel. C’est un véritable outil pour tous  les photographes. La partie publique du site présente l’actualité de la profession, l’annuaire des photographes, mais aussi tout le côté administratif et juridique de notre métier avec un « FAQ » qui répond aux questions les plus fréquentes des photographes. Prochainement une partie des barèmes édités par l’ UPC sera en ligne, ce qui permettra à nos clients de les consulter et d’ avoir des références en matière de prix ou sur les  conditions de cession de droits.

La partie réservée aux adhérents est accessible avec un login. Pour connaitre son mot de passe, il suffit de cocher «  mot de passe oublié » et de donner son adresse mail. Vous recevrez votre login par retour de mail .Chaque adhérant peut modifier sa fiche personnelle ( texte et photo)  et présenter six photos dans sa galerie.

 

Jeunes photographes de moins de 26, la cotisation de l’UPC est ramenée à 90 €. Pour les autres, elle est inchangée. Possibilité de cotisation à taux réduit pour les photographes en difficulté.

 

Congrès de l’ UPC,  30 et 31 janvier :

Vous trouverez toutes les  informations sur le site www.upp-auteurs.fr et sur la lettre de  www.photographie.com, rubrique « magazine ».

Photographie.com est un site d’information sur la photo professionnelle, qui édite une lettre gratuite sur l’ actualité de note métier. Pour la recevoir, il suffit de s’inscrire à partir du site. 

La région compte deux membres au conseil d’administration de l’ UPC national ; Laurent Ferrière et Claude Médale.

Lors du congrès, il a été question des photos signées « D.R. » avec les démarches de  la Saif (voir plus bas),  et la présentation du concept de Marie Vidal: « DR barré pour Droits réservés, DR pour droits respectés, DR souligné pour droits retrouvés », appuyé par un exposition et la diffusion de son livre illustré par les 101 photos de  101 photographes dénonçant  le « DR » à leur manière.

 

La lutte contre le DR passe d’abord par les photographes :

De nombreux contrats  de reportages de commandes entre photographes et clients ne sont pas verrouillés, et ces derniers en profitent pour faire circuler ces images gratuitement  pour leur promotion en les transmettant à la presse ou à leurs partenaires, sans que l’auteur ne touche un centime.

Allez faire un tour sur les sites internet de vos clients, et cherchez les rubriques «  photos » « téléchargez » ou « presse », vous risquez de voir quelques-uns de vos clichés proposés au téléchargement en haute définition, par le premier internaute venu sans que vous soyez au courant. Du pain bénit pour les magasines et les sociétés de communication, qui peuvent ainsi améliorer leur bénéfices en rognant sur le poste photo. Lors d’un petit sondage, j’ai ainsi pu télécharger, à partir de plusieurs sites de châteaux viticoles, les fichiers de confrères en format 15x20 ou 20x30 -300dpi correctement zippés, et ce, sans que j’ ai eu  à donner la moindre identification !!!

Afin d’éviter de tels désagréments, il est impératif de remplir les champs IPTC de vos fichiers et d’indiquer sur vos devis, bons de livraison et facture l’étendue des droits cédés, leur durée et la zone géographique qu’ ils couvrent. Il faut absolument interdire toutes cessions à des tiers. Exemple de mentions à faire figurer :

 

« Les photos du reportage …..sont utilisables dans le cadre d’une cession forfaitaire des droits d’une durée de … an(s), en France, pour la communication interne de l’entreprise, sans achat d'espace. Les photos peuvent donc être reproduites pour……, mais ne peuvent être cédées à des tiers.

Pour Internet, et pour la réalisation de CD ou DVD promotionnels, les photos doivent être insérées en basse définition de façon à pouvoir être consultées sans être reproductibles.

Pour toute campagne publicitaire avec achat d'espace (affichage, annonce-presse etc) le photographe devra être consulté, et, un complément de droits d'auteur sera facturé.

La mention «  Photo ……. » devra figurer sur les publications et un justificatif sera transmis au photographe. »

 

Si vous vendez des tirages d’artiste, ou des photos décoratives : 

«Le tirage ….  que vous venez d’acquérir est protégé par le code de la propriété intellectuelle.  Le règlement de la facture ne donne aucun droit pour l’exploitation  de l’image représentée. La reproduction de ce tirage  est une contrefaçon au sens de la loi ».

 

Bien sur il y a d’ autres formules, et rien ne vous empêche de reprendre les textes de la  loi sur la propriété intellectuelle.

 

Pour ceux qui seraient encore tentés par les microstocks qui vendent des photos à 1 €  (source Jorge Alvarez) :

- un graphiste marseillais, dépose des images chez Fotolia tout comme il en prend. Evidement ce qui devait arriver arriva : la Mairie de Marseille achète l’ une de ses images chez Fotolia (à 25 euros) et fait sa campagne d'affichage dans toute la ville (sucettes, 4x3, etc.). Evidement, à 12,5 euros maxi pour l'auteur... Il s'en mord les doigts !

- un photographe parisien dont l’histoire a été raconté dans un blug sur le net : il avait déposé des images chez Fotolia. Une agence de pub entre en négo avec lui pour une campagne où une de ses images était choisie à 8000 euros... Jusqu'à que le client final découvre sur le web la même image chez Fotolia pour des clopinettes ! Et il a perdu le marché !

Moral : qui veut trop embrasser, pleure toujours...

 

Contrat Uni-éditions :

Le groupe de presse Uni-édition propose de nouveaux contrats aux photographes et rédacteurs-pigistes, permettant, grâce à une sémantique particulièrement étudiée, de pouvoir s’approprier les textes et photos de ses correspondants pour le seul montant de la commande d’origine. Les photos pourraient ensuite circuler librement dans les différents magasines du groupe (dont détours en France), la maison d’ édition SEM et des « partenaires » de ces deux structures sans que les auteurs puissent prétendre à la moindre rémunération. Il convient d’être très vigilent à ce sujet et de refuser de signer un tel contrat. Le service juridique de l’UPC et Free Lens  sont en discussion avec Uni-éditions pour les faire revenir sur ces contrats. A  suivre sur  www.photojournalisme.fr  et  www.upp-auteurs.fr  .

 

Petit rappel :

Le statut d’auteur photographe ne permet en principe pas de réaliser des photos de mariage. En ces temps difficiles, la tentation est grande de profiter d’une opportunité. Ce n’est pas une raison pour brader son travail : d’ une part on ne gagne pas sa vie, d’ autre part, on fait une concurrence déloyale aux portraitistes dont les charges sont nettement supérieures à celles de l’auteur  (taxe professionnelle, magasin, employés, URSSAF, TVA 19,6%, etc). Un reportage de mariage à 300 € ne permet pas de s’en sortir et dévalorise complètement le métier. C’est avec de telles pratiques que la profession  va dans le mur……

 

La SAIF  (société des auteurs d’image fixe, équivalent de la Sacem pour les musiciens):

A terme, la Saif devrait collecter des droits sur les photos signées  « DR ». Les sommes collectées  seraient réinvesties dans les aides à la création. De ce fait, les photos « DR » seraient payantes, et les diffuseurs devraient revenir vers les photographes puisque la gratuité ne sera plus de mise.

La SAIF redistribue déjà aux photographes, les droits collectés pour les images passant à la télévision (expo, présentation de livre), ou pour la photocopie des livres. Les droits collectés ces dernières années, au titre de la copie numérique seront redistribués fin 2009.

Pour adhérer à la SAIF, et toucher des droits, il suffit d’acheter une part à 15,24 € une fois pour toute, et de remplir chaque année une déclaration de publication. Bulletins d’adhésion  et infos sur www.saif.fr  .

 

Salon de la photo de Pau, 22 février au Palais de Beaumont :

Laurent Ferrière représentera l’ UPC sur ce salon. Il cherche quelques bonnes volontés pour l’épauler une heure ou deux et renseigner le public sur notre métier et les droits d’auteur. Contact : Laurent Ferrière ; laurentferriere@gmail.com  tel : 05.59.39.31.82

 

Contact UPC-Aquitaine-Charentes : secretariat.upc.aqui@free.fr

 

 

 

Philippe Roy

 


 

Actualité proposée par UPP Aquitaine Charente | Date de publication : 12/02/2009

 

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